Apprendre la photo numérique
portrait photographique

Le portrait photographique : une discipline difficile

Pour cet article, je vais vous narrer l’histoire d’un portrait que j’ai réalisé en photo. C’est l’occasion de mettre en lien avec cet autre article ou je vous donne de précieux conseils pour vous exercer à la photo de portrait.


Ce jour-là, j’avais rendez-vous avec Nicole Garcia. Il était prévu que je passe 10 minutes avec elle pour réaliser son portrait. Le moment que nous allions partager se situait entre deux interviews. C’était au Festival de Cinéma Européen des Arcs.

Habituellement, la personne qui va être photographiée n’attache pas beaucoup d’importance à la photo et en général, cela va assez vite. Si le photographe dispose de 10 minutes, il doit plutôt tabler sur 2 minutes. Et encore.

Comme à l’accoutumée, je prévois mon cadre, c’est à dire le lieu, l’emplacement où je vais prendre la photo : celui où la lumière est la plus optimale avec le fond (appelons-le le décor) le plus propice. Je demande à quelqu’un de servir de doublure pour mon réglage en le mettant là où je souhaite faire poser Mme Garcia. Le résultat me convient.

Le rendez-vous est pour dans une demi-heure. J’ai du temps, alors j’observe alors Mme Garcia afin d’étudier ses mimiques, ses postures. Je l’imagine assise à une table, la main sous le menton. Je souhaite que la photo lui ressemble le plus possible, qu’elle paraisse naturelle sur les photos. Je prends mentalement des notes.

Arrive l’heure du rendez-vous. Elle souhaite immédiatement avoir des photos avec d’autres personnes : une avec son attaché de presse, une avec son chauffeur, une avec les membres du restaurant. Je sens que cette femme est décidée et qu’il vaut mieux aller dans son sens. Nous faisons ces photos. Cela devient troublant car à chaque déclenchement, elle souhaite voir si le résultat lui convient ; sinon, il faut effacer. Dans le jargon, on parle du droit de regard. La séance photo s’engage mal. On ne m’avait fait ce coup là : vérifier à chaque photo pour ce type de d’image. Ça part dans un sens qui ne me convient pas du tout !

Après, elle ne se consacre qu’à moi. Je lui fais cette proposition de posture assez simple : assise à une table, les bras posés sur cette dernière, sa tête reposant sur l’une de ses mains, l’air bienveillant, à l’écoute. Elle refuse catégoriquement. Ce sera debout et complètement ailleurs, et je n’ai pas le choix : elle m’annonce que c’est à elle de décider.

Dans ma tête, cela va très vite : le lieu qu’elle choisit ne me convient pas, il n’est pas photogénique. La posture qu’elle souhaite prendre n’apporte rien. Je sais d’avance que ce sera du travail inutile. Que faire ? En plus il faut refaire tout les réglages !

Je joue la carte de la coopération. Elle regarde le résultat, quelque chose la chiffonne, il faut effacer et corriger. L’histoire va durer 20 minutes. 20 minutes pendant lesquelles nous allons chercher ensemble la pose et l’emplacement qui lui conviennent le mieux. J’en profite pour la diriger à pas de velours vers cette table, avec la lumière que j’ai repérée.

Elle finit par avoir l’idée de s’y asseoir et de prendre la pose que vous pouvoir en voir en haut de cet article, avec le regard bienveillant, à l’écoute. Je déclenche, elle regarde immédiatement la photo et m’adresse un : « Vous voyez, comme ça, c’est parfait ! ».

Ha ! Le portrait photographique des personnes ! C’est tellement passionnant ! On peut savoir ce que l’on veut, mais le chemin qui y même est rocambolesque !

1 commentaireLeave a comment

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