Apprendre la photo numérique
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La réactivité du photographe

Parfois, une photo ne tient pas à grand-chose. Prenons l’exemple de celle-ci.

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Pour la petite histoire, ça se passe en Normandie. J’avais la volonté de prendre des photos en pose très longue au clair de lune. Sauf que :
– La pleine lune était passée depuis quelques jours ;
– Le ciel était voilé depuis plusieurs jours ;
– Ce jour-là, la lune allait se lever à 1 h 30 du matin ;
– Je ne voulais pas me coucher trop tard.

Bref, je devais abandonner l’idée de cette photo au clair de lune.

Être techniquement prêt à photographier

10 minutes après le coucher du soleil, ça me prend comme ça : je saisis mon appareil, mon trépied, la télécommande pour déclencher et je pars en courant sur la plage. Dans ma course, je fais les réglages sur mon boîtier : le temps presse avant que ce ne soit la nuit noire. J’ai quelques minutes devant moi, 5 au maximum.

Réfléchir à sa photo, à son cadre

Arrivé sur la dune, je pose l’appareil photo et commence immédiatement à prendre une première image. Au bout de 10 secondes, je sais que le résultat ne va pas me plaire. La raison est simple : c’est marée basse, la mer est loin. Il y a très peu de lumière dans le ciel, je sais que la photo va être toute noire. J’arrache l’appareil de l’endroit où il se trouve et repars comme un dératé en direction de la mer : nouveau sprint, j’éteins l’appareil afin qu’il arrête de prendre la photo :
– Elle est forcément moche (mais ça, à la rigueur, je m’en moque) ;
– En l’éteignant, je sais qu’il ne va pas mettre 10 minutes de plus à enregistrer l’image.

Arrivé au bord de la mer, je décide de mettre les pieds dans l’eau. Tant pis s’il me faudra faire sécher mes chaussures. Je cadre à la va-vite et déclenche.

Je n’avais pas pensé aux vagues. D’ailleurs, l’une d’elle arrive et fait chuter le trépied avec l’écoulement et la mobilité du sable. Heureusement que j’ai ce vieux réflexe lorsque j’utilise le trépied : « Toujours la sangle au cou, on ne sait jamais ». Tabarly disait bien : « Une main pour soi, une main pour le bateau ».

Bref, l’appareil n’a pas été mouillé. Je me repositionne immédiatement à la limite des vagues. Je re-déclenche aussitôt.

Pourquoi je vous raconte tout ça ?
Simplement pour vous inviter à devenir plus réactif avec votre matériel photo et votre démarche photographique. Apprendre la photo, c’est une chose ; la pratiquer, c’en est une autre. Et c’est en pratiquant que vous allez acquérir de l’expérience, de la confiance. À aucun moment je n’ai douté du réglage que j’avais fait : il allait forcément fonctionner. Il en est toujours ainsi à cette heure-là.

Vous notez vos réglages ? Vous mémorisez tout cela ? Comment vous constituez-vous votre expérience ?

Apprenez à être réactif avec votre appareil photo.

 

 

Merci d’avoir pris de votre temps pour lire cet article.

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